Les entrepreneuses NTIC de Facebook

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Les femmes camerounaises ont trouvé une nouvelle façon de faire des affaires : le commerce en ligne, encore appelé e-commerce. Facile ! Un ordinateur, un appareil photo, une bonne connexion et le tour est joué.

Cela devient de plus en plus récurent de trouver, sur son fil d’actualités Facebook, des notifications de telle amie qui vend ceci, d’une une autre qui vend cela, ou encore des suggestions d’ajout dans un groupe. C’est d’ailleurs dans ces groupes où tout se passe,  où seules les membres admis peuvent voir, commenter et surtout acheter les articles proposés par les autres membres. Ces groupes sont nombreux sur la plateforme Facebook, aujourd’hui. Pour la plupart, seules les femmes y ont accès. Pourquoi? Je ne saurais le dire. Parmi ces groupes , il y en a qui sont très réputés en matière de rentabilité. Il n’ y a qu’à voir le nombre de « posts » de « clientes satisfaites » après achat. C’est impressionnant.

Que trouve t-on dans ces plateformes commerciales?

De tout ! Oui, vraiment tout : des vêtements, des chaussures, des bijoux, des accessoires de modes (sacs à main, ceintures, tatouages, bijoux de tête, bijoux de corps), de la vaisselle, de la literie, des rideaux, des sextoys, des lubrifiants, du « ngongoli » (je l’ai vu dans un de ces groupes, c’est un produit qui soignerait les problèmes génitaux féminins et faciliterait la conception. D’après le nombre de témoignages, il s’agit d’un produit qui a fait ses preuves). Dans ces groupes, on vend absolument tout, sans exagération. Même des vendeuses grossistes y proposent des articles à petits prix pour détaillants. Ce sont des plateformes à « haut potentiel », si je peux utiliser ces termes. Pour citer quelques-uns de ces groupes de commerce en ligne sur Facebook, on commencera évidemment les plus célèbres : Le coin des bonnes affaires, Ladies in bizness, Business 2 l’heure, Groupe commerce.com, « Troc echange l paradis du bien etres » ( écrit comme intitulé du groupe, je ne fais pas de faute), Commerce et prix, Ô Market, Welcome bazar, Ventes, échange makeup et accessoires au Cameroun.

Espace commercial ? Oui, mais encore plus

Bien qu’ils soient en priorité des espaces de marchandage, des relations amicales et d’affaire se tissent et naissent de ces succursales virtuelles. Les unes toujours prêtes à aider les autres. Il y a également ce côté affectueux et délicat de la femme qui finit, tôt ou tard, par se dévoiler. Je me souviens du passage de la musicienne camerounaise Liza T, sur une des chaînes locales de l’administratrice du groupe Coin des bonnes affaires, Octavie Mireille. Cette dernière avait lancé sur le groupe une pétition pour venir en aide à l’artiste.

La femme aujourd’hui est consciente que sa place n’est plus que dans la cuisine ou au chevet de ses enfants. Elle autant a le devoir, autant que les hommes, de mettre la main à la poche et pour cela il  » faut se battre « , il faut s’affirmer. En avant mesdames !

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