Serial friend

« Mon coeur est déjà malheureusement pris, mais je désire que nous restions amis »

Coeur sanglant

Voici ce qu’ils lui disaient tous. Absolument tous les hommes qu’elle avait aimé lui tenaient le même discours après avoir gouté au fruit du plaisir avec elle.
Le destin s’acharnait contre elle; elle qui ne recherchait qu’une chose: le bonheur.
Elle voulait être heureuse, oui heureuse avec un homme. Un seul homme lui aurait suffit. Un homme à qui elle appartiendrait, un homme avec qui elle partagerait sa vie. Un homme qui l’aimerait!
Mais hélas! Aucun de ceux qu’elle rencontrait n’était à la hauteur de ses attentes. Ils se limitaient uniquement à satisfaire leurs pulsions d’hommes avec elle.
Elle, elle qui s’évertuait à leur donner amour, tendresse et réconfort n’avait que trop entendu ce refrain: « tu es une fille bien, tu mérites quelqu’un qui t’aimera vraiment, quelqu’un qui t’aimera comme tu le mérites. Seulement je ne suis pas cette personne »
C’est toujours la réponse à laquelle elle avait droit.
Ô la pauvre! Elle a tellement entendu ces mots, et ce de différentes langues. On croirait presque que ces briseurs de coeur se passaient tous le mot. « Mais pourquoi est-ce toujours après avoir profité d’elle qu’ils se rendaient tous compte que leur histoire était impossible? ».  » pourquoi la laissait-il en plan alors qu’il lui trouvait une belle âme? ». Tant de questions lui parcouraient l’esprit. Pourquoi ne trouvait-elle pas un homme, un seul homme qui saurait l’aimer, un homme qui saurait l’accepter avec ses défauts, un seul qui saurait lui dire: « sois ma femme »! Elle a tellement pleuré, crié et imploré le ciel de lui envoyer quelqu’un de bien.
Cette fripouille sur qui elle était tombée ah oui ce malheureux irespectueux de la douleur qu’une femme pouvait ressentir lorsqu’un crétin lui brisait le coeur ne le méritait pas. Il était loin de mériter son pardon et encore moins qu’elle verse ses larmes pour lui. Il n’a pas su la rendre heureuse, il n’a pas osé lui donner sa chance de lui démontrer de quoi elle était capable en tant que femme. Elle avait mal, son coeur se déchirait en mille morceaux. Mais malgré toute cette peine, elle ne le haïssait pas. Au contraire, elle lui souhaitait le meilleur avec celle que son coeur avait choisi.
Malgré tout elle continuait de l’aimer. Elle souhaitait qu’il se rétracte. Qu’il lui dise « je me suis trompé, je ne sais pas pourquoi j’ai fais ça, je t’aime et je ne veux plus te quitter ». Cela ne s’est malheureusement jamais produit. Jamais au grand jamais!
 » Mais comment elle a fait celle là pour qui il lui a brisé le coeur? » « qu’a t-elle de plus? Truc spécial alors? ». Son esprit était tellement éprouvé qu’elle ne savait où donner de la tête.
Mais méritait-elle de se laisser submerger par autant de désespoir et d’amertume? Non! Mais elle était sous le choc et ne se remettait pas de cet échec. C’était pour elle plus qu’un échec, plus qu’une rupture, mais juste une injure! Oui, c’est injurieux de dire à une femme qu’on la quitte pour une autre!

Maternité solitaire. La prise de décision (suite et fin)

« Je ne touche pas à ces bêtises, comment peux-tu y croire ? Je suis juste un peu perdu par la perte de mon père. J’ai besoin de toi, tu es la seule, je te le jure… »

Voilà comment Thibault essayait de se justifier chaque fois qu’Inès lui reprochait de s’adonner aux drogues à leur détriment à tous.

Elle avait pourtant bien surpris des échanges entre son dealer et lui. Elle l’a interrogé sur la question. Et lui, il lui a répondu : « ce n’est pas ce que tu crois. » « Qu’en est-il donc ? », insista Inès. Mais point de réponse convaincante pour lui ôter ce doute qui la rongeait et la tuait à petit feu de la tête.

Inès se retrouve de manière inattendue avec deux bébés. Un qu’elle venait d’enfanter et un autre en la personne du sieur Thibault.

Elle devait s’occuper de Thibault. Cet homme qu’elle aimait de toutes ses forces et qui savait la décevoir à la hauteur de l’affection qu’elle lui portait. Elle devait le nourrir, le soigner, lui donner de l’argent. Oui, lui donner de l’argent. Il en avait tout le temps besoin, chaque jour un peu plus que la veille. Il avait toujours une excuse pour déposséder Inès de ses économies. Pire, il se servait dans son sac à son insu lorsqu’elle ne cédait pas à ses caprices. Quelle peine pour cette pauvre fille qui était partagée émotionnellement.

D’un côté, elle avait sa famille à dos. Ses proches la voyaient malheureuse, dévastée, épuisée, abusée. Elle maigrissait, ne prenait plus soin d’elle-même. Toutes ses pensées et prières étaient pour son homme. Elle voulait le sortir de ce vice qu’est la consommation de drogues dures. Mais lui, voulait-il en sortir ? Voici où était le véritable problème. Thibault voulait-il abandonner cette addiction malsaine qui le rapprochait plus de l’enfer qu’autre chose ?

Inès lui a proposé des activités pour l’aider à lever le pied. Rien n’y a fait. Elle lui a soumis des projets d’investissement en espérant que son argent soit dorénavant orienté ailleurs. Nada ! Pas de réaction, aucun choc. Elle a finalement menacé de le quitter. Au début ça fonctionnait, Thibault promettait de faire des efforts. Mais était-il sincère ? A t-il fait le moindre petit effort pour migrer de la médiocrité à l’excellence ? Concept plutôt complexe pour une personne qui n’a aucune réelle aspiration. Ce fut un échec difficile à assumer pour Inès ; mais il fallait faire un choix. Eh oui ! Il y avait d’un côté l’appel de la maternité. De l’autre, son côté altruiste qui l’a longtemps empêché de voir qu’elle n’avait plus d’amour pour Thibault. De façon non calculée, un seul mot de travers de la part de Thibault alors qu’ils se disputaient à suffit pour la décider à s’en séparer.

Elle s’est enfin libérée de ce virus qu’était devenu cette relation. À son grand bonheur. Sa relation avec sa fille était on ne peut plus équilibrée. Inès se sentait légère. Elle a repris le contrôle de sa vie. Elle a recommencé à travailler, à voir ses amis, à prendre du temps pour elle. Elle est revenue à la vie. Tout simplement. Elle avait plus que jamais envie de profiter la vie et d’offrir le meilleur à son enfant.

Ce n’est pas aussi facile au final de se projeter dans la vie en tant que mère célibataire. Inès s’en rendait compte. Que faire dans ce cas ? Elle était un peu perdue à bien de moments et la tentation de retourner vers Thibault lui était très souvent présente en esprit. Dieu merci, il lui était resté de l’orgueil et de la fierté. Elle poursuivait donc son chemin vers une destinée sans Thibault.

Elle a connu quelques flirts sans importante, mais elle a beaucoup travaillé pour s’offrir une meilleure vie et surtout pour être une personne meilleure qui n’attire que de belles choses et de bons êtres.

Maternité solitaire (suite)

« Je t’aime vraiment ma reine, n’en doute jamais », « toi et moi c’est à la vie, à la mort, je ne peux pas te laisser tomber. » 

(lire la première partie)

Inès connaissait cette mélodie. Thibault lui en a fait un matraquage ! Mais était-ce sincère ? Inès vivait sa grossesse avec ce genre de promesses. Promesses qui ne payaient pourtant pas les factures après consultation prénatale.

La relation de nos tourtereaux avait évolué, mais de quelle manière ? Souvenons-nous qu’Inès et Thibault sont en couple depuis un peu plus de trois ans déjà et attendent leur premier enfant. Souvenons-nous surtout que Thibault est un être animé par le nombre de victimes qui arrivent à assouvir sa soif de sexe ! Un homme avide du plaisir charnel comme on en trouve rarement !

Leur vie ensemble se portait très mal depuis la grossesse. Ils naviguaient en eaux troubles. Un tourbillon dont la profondeur était incalculable. Inès souffrait, elle pleurait. Oui ; elle regrettait son choix ! Pas celui de sa maternité à venir, mais celui du père qu’elle avait choisi pour cet enfant qui grandissait en elle.

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Et pourquoi tant de peine ?

Plus que jamais, Thibault chérissait le vice et ne s’en cachait pas. Il était loin d’avoir en souci de protéger cette femme qui l’avait tant aimé pour faire de son corps un tube incubateur et procréateur.

Notre Roméo du ghetto était devenu, en plus d’un grand infidèle, un grand drogué qui faisait de ses consommations de narcotiques sa priorité, délaissant sa belle sans aucun remord. Entre la marijuana et la thaï, Thibault ne savait plus où donner de la tête. En plus de sa drogue première, le sexe. Inès remarquait que son homme changeait sans vraiment comprendre ce qui tournait à contre-sens dans sa tête. Elle restait donc en éveil pour comprendre ce qui perturbe autant son homme.

Thibault devenait de plus en plus meconnaissable. Depuis son apparence physique jusqu’à son comportement. Il commençait à se négliger, son parfum devenait désagréable, ses attitudes détestables, sa soif d’argent incontrôlable ! « Mais que lui arrive t-il ? », s’interrogeait Inès.

Thibault, très jaloux par nature, devenait plus qu’aggressif avec sa belle. Il contrôlait ses faits et gestes, il voulait savoir qui l’appelle, qui lui écrit, interprétant tout comme de la tromperie vis-à-vis de lui. Pfff! Mais Thibault voyons, qui pourrait être plus infidèle que toi sur cette terre?

La situation se dégradait chaque jour un peu plus. Inès investiguait calmement et discrètement pour comprendre ce qui se passait dans la tête de son amoureux. La femme ! Malgré tout, elle reste soucieuse de ce qui turlupine un homme qui la battait alors qu’elle était enceinte, qui la traitait de tous les noms alors que lui-même n’arrivait pas assumer ses responsabilités envers elle. Un épouvantail que même six années de prières de délivrance ne pouvaient ramener à la vie et encore moins à la raison. Inès voulait l’aider.

Alors qu’ils avaient décidé de passer la nuit ensemble, Inès déjà à sept mois de grossesse. Monsieur ayant certainement pris sa dose, fatigué, il s’est endormi comme l’épouvantail qu’il était. Inès, comme à l’accoutumée, veillait sur lui. Et tout à coup, très tard dans la nuit, un message fit retentir le téléphone de cet impitoyable Thibault. Inès l’a lu. Elle n’aurait pas dû ! « Thibault réveille toi ! », lui a t-elle ordonné, sous le choc de lire ses correspondances avec son dealer.

Inès a donné naissance à une fille deux mois plus tard. Leur vie a profité des étincelles de cette nouvelle venue le temps que cela a pu durer. Mais Thibault, fidèle à lui-même, a vite repris le cours de sa vie… Entre drogue, sexe et violence en tout genre, Inès ne savait plus où se mettre.

Cette relation survivra-t-elle à autant de vent ?

Harry Youmbi C.E.O de la plate-forme bmeet dit: « la jeunesse africaine prend conscience de son rôle dans le changement et se munit d’armes solides »

« Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’années »; ne dit-on  pas? Preuve est faite ici à travers la maturité dont fait preuve Mr Youmbi Harry, co-fondateur de BMeet lorsqu’il parle de son entreprise. Celle-ci axée dans la mise en relation B2B en Afrique. Nous avons couru à sa rencontre pour en savoir plus sur ce projet pas des moins audacieux…..

Harry Youmbi à gauche et Jean-Philippe aussi co-founder Bmeet

Présentez-vous votre plate-forme :

Bonjour, et merci pour cet entretien que vous nous accordez. Bmeet est l’abréviation de Business Meeting. Nous partons d’un constat très simple : plus de 85% des entreprises africaines n’utilisent pas internet pour développer leurs activités. Les raisons sont très simples : elles ne maitrisent pas les technologies numériques et les prestations sont très coûteuses.

Alors Bmeet est une plateforme d’une très grande simplicité d’utilisation, qui donne aux PME/TPE africaines une présence sur internet. Chaque entreprise a une page, structurée comme un site web, dans laquelle elle décrit la mission de son entreprise, ses produits, ses services, ses références et tout autre élément pouvant convaincre les visiteurs de la crédibilité de celle-ci. Leur visibilité en est alors boostée.

Quels sont les moyens que vous employez pour convaincre vos partenaires / clients pour souscrire à votre plate-forme ?

Beaucoup d’entreprises se sont retrouvées dans ce besoin de se faire connaitre un peu plus dans le monde des affaires. Ils voient en Bmeet une réelle opportunité de mieux se vendre, de se faire connaître, et également d’acquérir de nouvelles opportunités d’affaires. Ce qui est comme vous l’aurez constaté, l’objectif premier de notre plateforme. Il nous suffit alors de faire arriver le message où ils se situent.

Lors d’une présentation au forum Davoc 2014 en France

Au début cela a-t-il été facile de vous introduire dans leurs habitudes de fonctionnement ? Quelle était votre stratégie de négociation ?
Comme toute activité pionnière dans son environnement, il n’est jamais facile de s’insérer dans les habitudes de fonctionnement. Cependant, les entrepreneurs ont l’intelligence de comprendre l’importance des nouvelles solutions qui naissent et pourquoi l’investissement en vaut la peine.
Au niveau de la mise en relation B2B que vous faites entre les entreprises qui vous sollicitent ; quelle est la garantie que le demandeur trouve satisfaction auprès de l’entrepreneur vers qui vous l’orientez ? En cas de non satisfaction quelles sont les mesures que Bmeet adoptent pour rattraper le tir ?
L’environnement économique africain est encore très jeune, donc il n’y a pas de risque 0. Cependant, nous sommes déjà très sélectifs sur les fournisseurs que nous proposons à nos clients (qualité des produits/services, réactivité, la facilité de livraison, leur appartenance à la plateforme). Dans un second temps, nos entreprises collaborant entre elles se notent mutuellement en tant que client et fournisseurs.
A notre niveau de développement, nous sommes garant de moyens lors de la mise en relation entre deux entreprises, et non de résultat (ce qui est notre objectif dans les mois à venir). En cas de collaboration insatisfaisante, nous ne proposons plus le fournisseur dans notre liste de partenaires jusqu’à une amélioration de cette dernière.
Depuis la création du site Bmeet à nos jours sentez-vous un changement positif dans votre activité ? Un exemple concret ?

Oui comme exemple concret, c’est l’impact que nous pouvons avoir dans la société qui est la diminution de l’économie informelle en Afrique. En effet, beaucoup d’entrepreneurs (jeunes ou pas) comprennent l’effet positif que peut avoir Bmeet dans leurs activités quotidiennes. Mais confronté à notre condition d’être une entreprise légale, les entrepreneurs qui sont motivés à s’inscrire vont aussi dans la foulée légaliser leur activité. Il y’en a quelques-unes dans la plateforme actuellement. Ceci constitue une petite fierté pour nous.

Quels sont vos challenges quotidiens ?
Nos challenges quotidiens sont de trouver les fonds nécessaires pour accélérer la croissance et booster notre capacité d’acquisition. D’un autre côté, nous voulons également apporter plus de rigueur dans les collaborations professionnelles, et ceci pour garantir la qualité des services proposés.
Pourquoi vous si jeune ne pas avoir opté pour être simplement employé comme la plupart des jeunes sorti d’école ?

Si vous voulez entreprendre, faites-le au plus tôt, lorsque vous avez peu à risquer, et peu à perdre.
Je tiens déjà à préciser que Bmeet n’est pas le premier projet de notre équipe. Nous avons lancé dans le passé d’autres projets d’entreprenariat même étant encore étudiants. C’est la voie que nous avons choisi depuis plusieurs années, car loin de vouloir simplement faire de l’argent, nous voulons avoir un réel impact sur notre continent.

Votre activité suffit-elle à nourrir son homme et ses employés ou associés ?

Bmeet est une nouvelle activité, comme tout projet entrepreneurial, elle prendra quelques années avant d’être entièrement profitable.

Êtes-vous fier de ce que vous faites ? Vous sentez-vous épanoui en tant que chef d’entreprise ?

Bien sûr que j’en suis fier, L’aventure entrepreneuriale est une aventure dans laquelle, il n’y a pas d’ennui. Chaque jour est un combat, les challenges sont nombreux et ils demandent à chacun des membres de notre équipe de se surpasser au quotidien.

Pourquoi cette activité plutôt qu’une autre ? Et comment vous est venu l’idée de créer Bmeet?
L’idée nous est venue après un précédent projet de notre équipe. Le père d’un membre de l’équipe avait pour ambition de monter une industrie d’huile aromatisée de piment, et nous devions l’assister dans cette tâche. Ce projet nous demandait d’avoir des partenaires, notamment pour la fourniture de piment de bonne qualité, d’huile, de packaging etc… or, étant tous installé en France, nous avions des difficultés pour trouver des partenaires qu’il nous fallait sur internet. Ceux-ci ont une faible présence sur internet et ce parce qu’elles ne maitrisent pas les technologies numériques et ça coute cher. Nous avons par la suite étudié la question de fond en comble pour nous rendre compte à quel point, une plateforme simple d’utilisation qui donne une présence sur internet aux PME/TPE africaines, leur apporte des opportunités d’affaires peut être une réelle solution non seulement pour booster l’activité des entreprises, mais aussi pour créer des interconnexions entre les différentes économies d’Afrique.
Votre mot de fin
Comme mot de fin, je ne peux que transmettre un fort optimisme pour le développement de notre continent, la jeunesse africaine prend de plus en plus conscience de son rôle à jouer dans le changement et elle se munit d’armes solides. Entreprendre est une réelle aventure qui mérite la peine d’être vécue au moins une fois.

Le contacter: harry.youmbi@bmeet.co

www.bmeet.co

« Oui. Ce projet a une valeur ajoutée pour l’économie du Cameroun, de l’Afrique et aussi de la santé à 360¤ »: déclare le promoteur de Minerva; Yannick Meka

Yannick Meka; promoteur Minerva

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« Ils ont considéré que j’étais un enfant perdu….. je suis devenu le premier camerounais dont le nom et l’oeuvre décorent le fuselage d’un avion »: déclare l’artiste peintre Lagriffe Mboko

Boeing 737 Royal Air Maroc décoré par le peintre Lagriffe Mboko

« Ils ont considéré que j’étais un enfant perdu..… Je suis devenu le premier camerounais dont le nom et l’œuvre décorent le fuselage d’un avion » : Lagriffe MBOKO
Un artiste fin et aguerri. Voici en quelques mots comment décrire ce génie du pinceau dont la créativité et le palmarès ne sont plus à prouver. Nous sommes allés à sa rencontre afin de percer le mystère de son succès international. Même si ce dernier ne jure que par de longues heures de travail il serait injuste de nier le talent qui se cache derrière ce monument. Lisez plutôt ceci.

Depuis combien  de temps faites vous de la peinture et de l’art votre métier?  Quand se révèle votre passion pour l’art?
Je dessine depuis que je suis tout petit, à peu près à l’âge de 6-7 ans. Mais je considère ma passion comme métier dès 1991 lors de ma première exposition collective à Douala.
Est-ce quelque chose que vos proches notamment  vos parents acceptent facilement ?  Si non comment avez-vous réussi à contourner leur refus?
Mes parents voulaient que je devienne un homme « important », un haut fonctionnaire, un médecin etc…Évidemment en voyant mes cahiers de cours remplis de dessins ils étaient en colère. Face à mon insistance ils ont été déçu et ont considéré que j’étais un enfant »perdu ». Mais malgré cela, j’insistais dans mon art et un jour mon père m’entend dans une interview radio, il appelle ma mère et lui dit « notre fils passe à la radio… ». Je crois qu’à ce moment là ils ont réalisé que mon métier pouvait leur
Donner des raisons d’être fier de leur fils. J’ai du insister dans mon envie de travailler encore et encore, je crois que ils n’avaient pas le choix face à ma détermination à graver mon nom dans les annales de l’histoire de notre famille.
Quelles sont vos sources d’inspiration?
Je m’inspire de mon environnement immédiat et surtout L’Homme dans sa globalité est au centre de ma recherche artistique

Il nous a été donné de constater que vous vous intéressez également aux sujets « publics » pour avoir proposé une monnaie qui serait africaine. Pensez-vous que l’artiste peintre soit concerné ou ait un rôle à jouer pour un changement politique dans le monde actuel? Quelles seraient ses armes pour mener son combat?

Billet Mboko 500 kolo

L’ artiste est une lumière qui éclaire la société, il se doit d’inspirer par son travail de contribuer pacifiquement à l’épanouissement de son environnement. Sans être forcément un politicien ou appartenir à un parti politique, Il peut proposer des solutions et apporter des idées pour le développement de son pays, et impacter positivement le monde. Les armes de l’artiste sont sa créativité et son amour pour le prochain. Par son art l’artiste édifie, fait rêver et contribue à rendre visible sa culture, la nation entière à laquelle il appartient.
Parlez-nous de la diversité de vos créations
J’ai commencé comme caricaturiste pour la presse Camerounaise et ensuite j’ai migré vers la peinture, et constatant que la plupart de personnes ne pouvaient s’offrir des œuvres originales à cause des prix pas à la portée de tout le monde, j’ai commencé à penser « produits dérivés »: et j’ai décidé de lancer une collection de produits qu’on utilise quotidiennement dont les mugs, le textile, la maroquinerie etc…En 1996 alors que j’effectuais un stage dans une entreprise textile de la place, j’ai crée le fameux pagne « Barécolé »

Pagne Barécolé

qui a connu un succès fulgurant. D’autres dessins ont suivi et cela m’a permit d’explorer une autre facette de mon art. Cette période de trois mois a beaucoup enrichit ma peinture par la suite. En 2016 à Marrakech, je suis devenu grâce à un concours international organisé par la compagnie aérienne Royal Air Maroc, le premier Camerounais dont l’œuvre et le nom décorent le fuselage d’un avion notamment un Boeing 737. Aujourd’hui cette reconnaissance internationale a boosté mon art et me projette dans une autre dimension dans laquelle je continue d’explorer les multiples possibilités, pour proposer d’autres créations sur d’autres supports.
Au jour d’aujourd’hui,  vous sentez-vous encore la force de vous fixer des défis ?  Quels sont-ils justement vos challenges quotidiens?
On est artiste jusqu’à la mort. C’est maintenant après la quarantaine et avec de l’expérience que je vois certaines choses et je réalise que tout est possible. J’ai des projets plein la tête, je travaille tous les jours et les défis sont nombreux. Faire que les Camerounais arrivent à apprécier et à consommer l’art fait sur place, reste un de mes plus gros challenge. Sinon sur le plan international et surtout dans l’univers du design produit, j’aimerais si Dieu le veut, inscrire en lettre d’or mon nom et par ricochet celui du Cameroun dans l’imaginaire collectif mondial. La vie n’est pas facile, au Cameroun les artistes ne sont pas pris en considération, les populations sont pour la grande majorité ignorantes de ce que l’art peut apporter à une nation. Mais nous nous battons; certains d’entre nous, au jour le jour pour que les artistes soient reconnus comme des acteurs majeurs pouvant apporter une contribution efficace à l’économie, au tourisme et au rayonnement planétaire du Cameroun.

Lagriffe Mboko en pleineperformance

L’art plastique au Cameroun nourrit-il son homme? Par quels moyens vous êtes vous fait connaître ?
Tout dépend du standard de vie qu’on veut ou on a souscrit. En ce qui me concerne, oui je vis exclusivement de mon art. Une exposition a été particulièrement capitale dans mon décollage en tant qu’artiste: en 1994 au centre culturel Français, j’exposais une trentaine d’œuvres sur papier sous le titre « l’inconscience des couleurs » qui ont été vendues en moins de deux heures au cours d’un vernissage très couru. C’était ma première exposition individuelle et son succès a fait le tour des salons et demeures huppées de la ville. Voilà comment je me suis propulsé au devant de la scène et que ma signature « Mboko » devient au fil du temps une référence.
Si vous aviez un conseil à donner aux générations qui vous suivent; lequel serait-ce ?
Travaillez, travaillez encore et encore, ne vous laisser pas distraire restez concentrés sur vos objectifs. Si vous tombez, relevez-vous et apprenez à faire avec ce que vous avez sur place. Gardez la foi, il faut savoir que votre succès dépendra de votre détermination. NEVER GIVE UP.
Un dernier mot?
Jésus m’a sauvé! Son parcours continue de m’inspirer et sa grâce m’accompagne.

Le contacter: mlagriffe@Yahoo. fr

 

Ma place sous les tropiques

Cocotiers

« Ma belle villa avec vue sur la mer ». On en veut tous une. C’est sûr; c’est l’idéal! Même sans rien faire pour en mériter une, chacun se dit qu’elle lui tombera du ciel. Si seulement . ….

La peresse, l’oisiveté, la futilité. Voici pour être bref comment se caractérise et se complaît le jeune de ma cité. Il a inconsciemment fait avoeu d’échec et ne fait rien pour faire tourner la roue. Un seul coupable pour lui: l’Etat! Encore et toujours; l’Etat.

Dans son quartier, il connaît tout le monde. Il a quelque chose à dire sur chacun de ses voisins. Ceux qui le côtoie aiment bien sa compagnie; c’est un bon orateur  (c’est important pour « tuer » le temps). Cedric c’est le garçon qui a toujours l’analyse parfaite à tous les sujets. C’est un gars « calé » et en général son avis se  discute très peu parce qu’il ne « vous demande pas il vous dit »: pour le reprendre. Bon, il faut dire que de tous ses admirateurs et pseudo amis du quartier il est le seul à avoir été à l’école supérieure. Il est titulaire d’une licence en droit des affaires.

Cedric déteste par dessus tout l’Etat. Mais pas que! Sa deuxième horreur se porte sur les footballeurs qui ont réussi qu’il traite de tous les noms d’oiseau. Le 9 alors c’est grave… Lol.

Dans ses débats ou plutôt ses conférences au quartier  (rappelez-vous que Cedric ne discute pas; il vous dit!) il soutient que c’est à cause de l’Etat qu’il n’à jamais travaillé parcequ’il n’a pas été copté après sa sortie de l’école. Le lendemain Cedric dira « les salaires des fonctionnaires sont minables, je vais porter la veste tous les jours pour aller toucher 100.000 frs ?  Mieux je reste au quartier »

« Ma place n’est pas ici les gars, les CR7 pensent que si je débarque à mbeng ils vont encore jouer un jour?, je suis plus fort que tous les soi-disant pro là »

« Eto’o c’est qui quand je vous parle, il a quoi, il est quoi? parcequ’on le laisse?  »

« Le grand frère qui habite derrière chez les Mouto là il a buy la bugna (acheter une voiture) mon frère… un gars qui galerait ici avec nous? C’est sûr qu’il est ntchele (gay). Il a pris les dos (l’argent) où ?

Voici ce à quoi Cedric accorde ses journées.

Rentabilité ZÉRO. Et c’est toujours de la faute des autres.

Nous avons chacun de nous un Cedric dans notre entourage. Mais lui avons-nous demander un jour si il pensait à son avenir et surtout au gâchis qu’il représente pour la société entière par sa façon d’être?

L’Etat: puisqu’il est très souvent cité comme objet de nos échecs. Nous a-t-il un jour empêché d’entreprendre puisque lui il ne veut pas nous donner d’emploi?

Cet Etat dont on parle nous condamnera t-il de vouloir une vie meilleure et faire ce qu’il faut pour arriver à vivre de façon décente?

Si chacun de nous orientait son temps et ses forces dans  des actions ciblées et orientées vers la réussite individuelle dans un premier temps et ensuite dans l’épanouissement collectif ne pensez-vous que nous aurions avancé depuis le temps?

Le pouvoir de Cedric commence où celui de l’Etat s’arrête. Voici la vérité que nous ne voulons pas accepter pourtant on s’en sert. Par exemple lorsqu’on accuse le Nkunkuma haut et fort de ne pas vouloir partir du pouvoir;il va nous faire quoi? Liberté d’expression oblige. Il supporte. Bon; c’était un exemple.

À un moment ou à un autre , le jeune doit prendre conscience de l’importance de son Action dans et pour sa patrie. Nous devons surtout réaliser et mesurer les conséquences de notre inaction. Ceci devrait commencer par nos habitudes de tous les jours et les plus courantes.

À titre d’illustration:

– le soir après le boulot pour les amoureux des NTIC pourquoi au lieu de fouiller des films et autres actualités People peu rentables ne pas visiter des sites spécialisés dans le conseil et accompagnement pratique pour Star-upeurs ?

-Juste pour changer ou par curiosité pourquoi à place du afterwork entre amis autour des bières vous ne vous inscrirez pas à un atelier-conference dont le thème porte sur le management?

Tout le monde n’a certainement pas la fibre manageriale et il ne faut pas s’y forcer mais il existe des concepteurs de projets. En gros il y a beaucoup de possibilités de faire sans l’Etat.

Être jeune est une force. Oui il n’y a pas de travail et quand il y en a c’est mal rémunéré. Tu as raison Cedric. Mais est-ce pour cette raison que tu vas vieillir sans jamais oter du coeur de ta mère cette inquiètude de ton lendemain après sa mort? L’Etat fait sa part de travail; faisons la notre car en fin de compte; il s’agit juste de NOUS!

 

 

Je ne suis pas MLK mais j’ai fait un rêve!

Bonheur à l’horizon

Je sais que toi aussi tu as fais ce rêve. Peut-être pas cette nuit mais un jour, oui un jour tu l’as fais. Nous l’avons tous fait ce rêve. Même si tu l’as vu avec ton paysage, ou avec tes personnages, et surtout avec tes perspectives. Tu l’as fais, un jour sans doute mais moi tous les jours je le fais ce rêve. Le mien je vais te le conter afin que tu vois que nous ne sommes pas différents en fin de compte.

Dans mon rêve nous sommes tous égaux. Oui! Pas de guerres tribales qui empêchent les uns d’aller à l’école toute une année pour que revendications soient faites ensuite sur des supports publicitaires disant: « je suis bamenda »

Quand je ferme les yeux je vois une jeunesse qui se bat et qui gagne son combat parce que supportée par qui de droit. Parce que les projets sont financés et l’auto-entrepreunariat encouragé pas seulement dans les discours mais surtout en pratique.

Dans mon idéal, les jeunes ne se jetent pas à la mer advienne que pourra pourvu qu’ils partent de ce pays « de merde » où nous avons tous pratiquement connu un seul président qui prend déjà des engagements pour l’année 2019 alors que n’ayant pas encore bravé la prochaine élection présidentielle prévu pour l’année d’avant sa promesse.

Dans mon abstrait je vois un monde où on va en vacances ailleurs, on va faire des études chez l’autre; oui absolument; s’ouvrir au monde démontre de l’épanouissement.  Mais à la fin on revient chez nous partager ce qu’on a vu chez l’autre car personne ne viendra construire pour nous.

Dans mon imaginaire, le jeune ne s’abrite pas sous l’ombre d’un feuillage en pleine nuit pour attendre le premier venu à qui il tendra son arme afin de le dérober de ce qu’il possède. Non. Certainement pas! Mon jeune à moi est chez lui, fatigué de sa journée de travail passée et excité par le challenge du lendemain.

Dans ma tête on ne nous parle pas d’horizon mensonger, nous avons des stratégies manageuriales palpables et concrètes . Nos rues sont propres et débarrassées de toutes sortes d’ordures afin que les « challenges poubelle »n’existent jamais.

La vie serait tellement belle si le coût de vie imposé chez moi correspondait à la bourse de la moyenne de la population. Si le prix du riz, du sucre, du lait et de toutes ces denrées dites de première utilité pouvait cesser de grimper de façon aussi brusque.

Mon rêve serait encore plus beau si le ministre de la santé publique ne faisait pas d’apparition média pour demander aux patients impatients de recevoir leur dialyse « d’être patients » faute de matériel adéquat.

Mon rêve est si grand et si beau que je ne finirai de citer les attentes que j’en reçois. Mais ce rêve que toi et moi faisons sans cesse connaîtra son heure de gloire. Pourquoi je le dis?

Dans ma réalité,  beaucoup sont passé du rêve à l’action. Des combats sont menés tous les jours contre la promiscuité et les résultats commencent à se voir. Il y a des #Wallbreakers chez moi; d’autres ont #venduleurlit plus de place pour le somnambulisme. Le jeune aujourd’hui ne rêve plus, il AGIT!

Le père noël , c’est Blessing Petroleum

Cinq années de collaboration donnent droit à juste valeur à une célébration et pas des moindres avec ses consommateurs. Et oui ! La société pétrolière Blessing petroleum jeune den seulement sept  ans en collaboration avec son partenaire Engen, à travers une tombola met à disposition de ses fidèlesconsommateurs une voiture ainsi que trois motocyclettes .

Vendredi 2 Décembre 2016 dans une des plus belles salles de l’hôtel Sawa, la presse et partenaires fidèles de Blessing Petroleum ont eu la primeur d’assister à la découpe du gateau célébrant cinq années de partenariat humblement appréciées par la voix du représentant ENGEN ayant fait le déplacement juste pour l’occasion. Blessing petroleum spécialisée dans les produits hydrocarbures et dérivés se fraye son bonhomme de chemin en misant sur la jeunesse et en mettant un accent particulier sur la rigueur et la disipline.  «pour relever nos défis nous avons une équipe d’experts composée de jeunes personnes dynamiques parce que Blessing mise sur la nouvelle génération pour rehausser notre image et garantir la pérennité de la société ». Dixit le Directeur général, Madame Dengoue. Une soirée de découverte de la panoplie riche en produits que la succursale offre à ses consommateurs notamment huile de frein, huile de vidange, soutes maritimes et exportation dans la zone CEMAC. Riche surtout de ses 27 stations service dans l’étendue du territoire national. Une entrprise au capital de 1 500 000 000 frs cfa qui sait sur quels supports se batissent la perrenité et l’image de marque qui permet de rester au sommet.

Engen est une société Sud-Africaine, basée à Cape Town et présente dans plus de 20 pays de l’Afrique sub-saharienne.  Elle est membre du Groupe Petronas qui a bâti avec de grands concessionnaires automobiles, tels que Mercedes, un réseau de développement de produits compétitifs à l’échelle internationale, une expertise dont sa filiale Engen se sert pour la conception des lubrifiants spécialement adaptés aux conditions routières et climatiques en Afrique et au Cameroun. Juste au vu des partenaires de Engen cités plus haut, on peut comprendre l’exigence de cette marque et en déduire le positionnement de Blessing Petroléum ( yeah) . il y a de quoi se vanter je crois !

« Be one in Blessing »